dimanche, 29 janvier 2012

La réalité de la TVA sociale

Le Président de la République devrait annoncer cette mesure dans une dizaine de minutes, mais le Gouvernement en a déjà fait part depuis plusieurs semaines.

Avant toute chose, je pars d'un principe économique que peu négligeront : un point de TVA supplémentaire, c'est 6 milliards d'euros gagnés. Selon les produits, cela ne fera que 1 à 20 centimes de plus sur un produit entre 1 et 20 euros.

En quoi consiste cette "TVA sociale" ? 

Il s'agit d'une augmentation de la TVA avec un double objectif : garantir le financement de la protection sociale tout en diminuant les charges d'entreprises. L'idée de base semble donc louable : favoriser le travail pour garantir la protection sociale. Cependant, cela fait baisser la consommation.

On comprend mieux que cela tourne autour de l'idée de compétitivité. Cette compétitivité, c'est d'ailleurs le but premier de cette TVA, qui défavorise également les produits fabriqués hors de France car ils ne bénéficieront que de la hausse de la TVA, sans que la baisse des charges patronales soit répercutée.

Les problèmes, exposés généralement, sont la nature injuste de l'impôt, alors qu'il est un impôt justement républicain car tout le monde est touché au même niveau. 

Pour d'autres, cela créerait de l'inflation et lierait l'action de l'Etat à la croissance.

 

Pour ma part, je constate rapidement plusieurs choses : 

La hausse de cette TVA permettrait de rendre moins compétitifs les prix de produits étrangers. C'est une forme de protectionnisme. Une forme uniquement, car je regrette que le Gouvernement n'aille pas au bout de sa logique et suive des auteurs comme Franck Dedieu, qui vient de publier un essai avec deux collègues intitulé "Inévitable protectionnisme" ou encore Maurice Allais. Une thématique protectionniste étant de plus en plus admise, alors que moquée chez les souverainistes et nationaux-républicains depuis trop longtemps.

Ensuite, la croissance est connue pour être un des moteurs de la sortie de la spirale de l'endettement. Pas seulement, puisque le gros problème des dettes vient de leurs intérêts colossaux imposés par les marchés financiers.

 

Encore une mesurette ...

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